mercredi 23 octobre 2013

Nos débuts à Rio de Janeiro

Salut les zouzous !

Nous vous présentons nos plus plates excuses quant au délai de publication sur notre nouvelle expérience carioca. Nous avons eu l'occasion d'expérimenter très (trop ?) rapidement le milieu hospitalier brésilien. Pour ceux qui ne sont pas au fait, Adrien fut victime, après deux semaines à Rio, d'une méningite virale bénigne. Je vous passe les détails sur les galères pour communiquer avec le personnel hospitalier parlant pour la plupart uniquement portugais (sooo classic!). Adrien a bien été pris en charge et après une semaine de vacs au Club Med du 3ème âge, il a pu rentrer à la maison rétabli et retourner à ses activités mathématiques. 

Adrien est bien installé, l'IMPA (Instituto de Matematicas Puras e Aplicadas) où il travaille est à 20min à pied de chez nous et il s'agit là d'un cadre de travail exceptionnel : niché dans la forêt de Tijuca, avec une vue sur les montagnes environnantes, des ouistitis (appelés "mico" ici) et autres singes comme coloc' qui viennent dérober le déjeuner de ceux qui vont manger en terrasse, c'est un institut de recherche dans la jungle en somme.

Notre quartier est supeeeeerrrrrrrr cool ! Il est très sécurisé avec un gardien tous les 50 mètres nuit et jour. Il est placé entre le jardin botanique de Rio et la forêt de Tijuca (plus grande forêt urbaine du monde). Depuis notre rue, nous avons une belle vue sur le Christ Rédempteur (une des sept merveilles du monde). Oui, je sais, je parle comme un guide touristique. C'est d'ailleurs que je vais peut-être devenir en aidant une copine à faire visiter Rocinha (plus grosse favela de la zone sud de Rio) à des touristes français et anglophones.

Grossièrement, Rio est divisé entre la zone sud et la zone nord :
- la "zona sul" : jolie, plages, tourisme, les clubs, les grosses villas, zone sécurisée, la FIFA 2014et le stade Maracana, les JO 2016, quelques favelas dont Rocinha,
- la "zona norte" ou la "baixada fluminense" : l'envers du décor, ce qu'on cache dans les reportages sur TF1, la pauvreté, les favelas, les vraies, pas les toutes mignonnes pour gringo de la zone sud, l'analphabétisme, l'insalubrité et j'en passe. J'ai eu l'occasion de m'y rendre une fois pour un cours de français à des ados de Nova Iguaçu car je fais maintenant partie de l'assoc' SFB (Solidariedade França-Brasil), ONG qui promeut l'éducation et aide les centres communautaires de la baixada fluminense.

Au Brésil, on se sent un peu partagé entre l'envie de profiter de cette expérience et une sorte de culpabilité à être riche quand on sait que 3,5 millions d'enfants brésiliens ne sont pas scolarisés alors qu'ils devraient l'être. On va tenter de voir le quotidien des différentes sortes de brésilien : classe moyenne, classe aisée, classe défavorisée. On va essayer de connaître le Brésil, le vrai.
Il est très facile à Rio zone sud de vivre comme un expat' de base ou un brésilien de la haute et se mettre des œillères pour ne pas voir la misère : prendre tout le temps le taxi, sortir dans les endroits huppés, etc...

Voici un bref aperçu de notre nouvelle vie carioca :

 

dimanche 20 octobre 2013

WE @ Algonquin Park, Canoe Camp

Salut à tous,

On a fait un bon break de blog ces derniers temps, un peu débordés par la routine et les évènements... Mais on s'y remet, promis !

Avant de vous narrer nos péripéties brésiliennes, on va tenter de rester cohérents chronologiquement et vous présenter le dernier épisode de notre aventure canadienne. Il s'agit de finir en beauté avec le dernier week-end qu'Armo & Moi avons partagé sur le sol nord-américain. Nous sommes partis avec une bonne part des amis de Toronto à Algonquin Park pour un week-end de trois jours (Canada day). Algonquin Park? Mais siiiiii, on vous en a déjà parlé ici, un week-end d'excursions enneigées dans un parc naturel. Cette fois, c'est l'été, il fait beau, et on va camper ! Mieux, on va canoe-camper !!!

Le canoe-camp, arrivée


Il faut 4 ou 5 heures de routes pour arriver sur le lieu de départ, au bord de l'eau. On est parti le samedi matin, sans quelques difficultés liées à des histoires de permis et de location de voiture... Bwef, à 3 voitures, on arrive à la location de canoës sur les rives du lac Opeongo, parés pour un week-end de canoe-camp. Qu'est ce que le canoe-camp? Voyez la vidéo de rêve ici... Sauf qu'à notre arrivée, le temps menace, il fait gris et on essuie une grosse pluie sur notre départ. Par chance, Armo & moi avons mis nos sacs de camping dans de gros sacs poubelle, mais d'autres n'ont pas eu ce réflexe et ont terminé la soirée à étendre du linge mouillé.

Comment ça se passe? Et bien à deux ou trois par canoë, avec les sacs bien répartis pour le poids, nous explorons le grand lac calme. Ses rebords surtout, pour détecter les petits signaux qui désignent les emplacements autorisés de camping. Chaque emplacement est éloigné des autres par une distance certaine, donne droit au campement d'un nombre limité (mais outrepassé par notre bonne équipe de franchouiards tricheurs) de campeurs. Une fois l'emplacement trouvé, on s'installe, on prépare un feu, le repas, des bancs, du bois à couper... Toute une organisation. Mais c'est l'éclate.

Des moments magiques


On a vraiment passé un super moment. Armo qui se viande dans la flotte à l'arrivée d'une course de canoë, moi qui nage nu dans une eau pure, les bières clopes dans le canoë pour voir le soleil se coucher, en se posant dans le silence du milieu du lac. La nuit fut merveilleuse, sans lune, aux étoiles intenses. Les cuites nettoyées par le vent frais des nuits qui passait dans nos tentes. La beauté du paysage, l'impression d'être seul au monde. Et le foyer crépitant, centre de nos soirées ! Les saucisses grillées au feu de bois, les blagues et les histoires près du feu. Les marshmallows grillés. Les ballades en canoë n'ont pas été les plus sportives, et beaucoup font cela en vraie mode rando, avec portage, remontée du lac et des rivières. Pour nous, c'était plutôt ballade tranquillou, à deux, à plus, à écouter le doux mouvement des eaux avec la pagaie.

Ce week-end fut un moment mémorable et symbolique de notre expérience canadienne. Beaucoup de nature, de plaisirs simples, de franche camaraderie, de calme, de douceur, de découvertes. On s'est dit qu'on reviendrait vraiment ici avec nos enfants et nos labradors. L'expérience du camping ici est beaucoup plus intense qu'en France, et c'est le genre d'expérience qui te ressource, qu'on a envie de répéter régulièrement dans sa vie. Ça fait comme une boussole, ça roxe du chacal de l'espace.

vendredi 13 septembre 2013

Top/Flop Toronto - Idées à prendre ou à laisser

Après quelques mois passés à Toronto, nous dressons un court bilan au travers d'un top 10 et flop 10 de Toronto. Commençons par le flop pour terminer cet article sur une touche positive ! Et c'est parti !

FLOP 10 :
  1. Les canadiens : "gentils", n'anticipent pas, ne regardent pas autour d'eux, ne font pas attention, n'ont aucune conscience politique ou sociale, superficiels, manquent de recul et de culture, relativistes, ultra-libéraux, individualistes, préfèrent les chiens aux êtres humains, évitent les conflits, se marchent dessus, psychorigides. Les hommes sont un peu des tapettes. Les filles sont vulgaires.
  2. Transports en commun sous-développés et cher, corrélés à l'omniprésence de la voiture : on a déjà développé là dessus dans un précédent poste. A noter que les avions aussi sont super chers pour les vols intérieurs.
  3. Prix affichés hors-taxes dans les restaurants + magasins. Ça demande des calculs savants à chaque démarche d'achat. Certains objecterons que c'est un avantage, j'aimerai savoir lequel. C'est impossible de préparer sa monnaie en avance, et on ne sait pas exactement pour combien on en a. De toute façon on n'a pas le choix de payer ou pas les taxes alors comme personne ne fait le compte en fin de journée ou de mois de ce que l'état lui a "volé", ça ne sert à rien de le savoir. C'est vraiment un dédouanement du vendeur inutile : "NOUS, on veut vous faire le café à moins de 2$, mais VOUS paierez plus, à cause de PAS NOUS".
  4. Isolation des maisons : pas de volets, murs en brique ou bois ne dépassant pas 10 cm en moyenne = grosse consommation d'énergie pour se chauffer et se refroidir = cohérent avec un prix du Kwh bas également du aux gigantesques sources d'énergie au Canada. En fait c'est plus généralement l'impression d'un pays un peu archaïque sur certains points, c'est étrange... Ils n'ont pas de mitigeurs d'eau comme nous, ils ne connaissent pas l'induction, ils n'ont pas la demi-chasse d'eau,...
  5. Le prix des télécommunications et internet : vous imaginez être sur-tarifé parce que vous appelez en Bretagne de Paris? Ben voilà, this is Canada.
  6. Long hiver (uniquement 3 mois d'été par an) : certains aiment le froid, et c'est vrai que l'hiver propose de magnifiques décors et de jouer avec la neige. Mais le froid, la nuit, ça a quelque chose de déprimant, c'est juste physiologique.
  7. Interdiction de boire dehors. C'est juste déraisonnable. Le Canada sera sans doute un des premiers pays à interdire de fumer dans la rue (en course contre la Suède, le Japon et tout autre pays qui fantasme l'ordre et la paix). Et puis le LCBO, seul endroit où acheter de l'alcool, ça a un côté soviétique. L'alcool n'est pas très bon en plus de tout ça...
  8. Pas facile de manger sain. C'est pas impossible, mais c'est drôlement cher, ça demande de tout faire soi-même, de connaître les boutiques, et pas qu'une seule...
  9. Frais médicaux élevés. Bon ben c'est mieux que les USA, il y a la sécu, mais ça reste hors de prix pour des interventions spéciales, des spécialistes (gynécos). En plus ils te touchent pas, te regardent pas trop, sont procéduriers et pudiques. Le docteur est un business man qui te fournit une ordonnance, ou te dirige vers un spécialiste.
  10. La night-life. Tout ferme à 2h. Si tu ne connais pas le bar clandestin malade ouf, tu rentres chez toi un peu déçu, alors qu'il fait encore très chaud, que t'as la patate, ton vélo, l'envie de voir du monde, mais non, tu te la mets sur l'oreille...

TOP 10 :
  1. Les canadiens : gentils, sympathiques, de bonne humeur, serviables, polis, amusants, sociables, sens de la famille, confiants. Pas machistes. Sont ouverts à beaucoup de chose (du moment que vous respectez les règles du jeu capitalistse), honnêtes. Il y a beaucoup de choses contradictoires avec le flop, mais c'est comme ça, c'est un tout, l'humain va au delà des contradictions locales.
  2. Diamond Lane : il s'agit d'une voie rapide sur les autoroutes réservée aux véhicules privés contenant au moins 2 personnes (pour favoriser le co-voiturage) et aux bus.
  3. La pharmacie à la pilule près : respect de la prescription, pas de gâchis, recyclage des boîtes de médicaments, économie pour la sécurité sociale.
  4. Change arrondi au 5 cents le plus proche, on ne s'embête plus avec des pièces rouges de 1 et 2 cents.
  5. La sécurité : le Canada c'est SAFE !!! Le pays des bisounours (vs. Braziou...). En fait j'ai émis l'hypothèse qu'il y avait un seuil de sentiment de confiance qui produit une transition de phase, avec deux équilibres. Certaines sociétés développent un climat de défiance, les gens se regardent en coin, ont peur, construisent donc une société surveillée, protégée, qui donne donc un sentiment de dangerosité (cercle vicieux). D'autres sont si pacifiées qu'on s'y sent bien, qu'on créé un climat de confiance, que les gens ne supposent pas à priori que le monde veut les flouer (cercle vertueux). Le Canada est un des rares, peut être le seul pays de ce type. Et cela fait un bien FOU.
  6. Le vélo !!! Place importante du vélo à Toronto, c'est très agréable de se déplacer à deux roues non-motorisés dans cette ville douce et paisible pendant les quelques mois d'été (et pendant les autres saisons pour les plus courageux). Et les bus ont des portes vélos à l'avant, c'est très pratique pour prendre son vélo pour aller un peu loin..
  7. La natuuuuuuuuuure ! Voir les postes sur nos escapades. Franchement, ça ne s'exporte pas un truc pareil, mais ça vaut vraiment le coup.
  8. Les bars avec patio ! Alors ça, ça compense une architecture bordélique et sans vision d'ensemble. Les immeubles bas autorisent de s'y poser, et boire une bière au soleil sur un toit, c'est vraiment top. Dans l'ensemble, tout est fait pour profiter de l'été et boire dehors.Mais pas dans la rue...
  9. Les quartiers cosmopolites. China-town, Korea-town, little Italy, little Portugal, little India,... Et non ! pas de French district! Le communautarisme est assez mal vu en France. Mais ici, c'est pacifié, chacun respecte son voisin (en fait il s'en carre), et donc on peut profiter d'une diversité culturelle (et gastronomique!) agréable.
  10. Professionnellement, ils donnent leur chance à tout le monde. C'est incroyable mais ça fonctionne : si t'es bon, tu montes très vite, tu gagnes en grade, en money. Si ça se passe mal tu retentes ailleurs. Mais au final ça te permet si tu y crois et que tu t'investis d'obtenir un poste qu'il faudrait attendre longtemps en France à cause de l'ancienneté. L'ancienneté est une bonne chose mais pas en soi, seulement pour certaines activités. La femme a aussi plus de respect : elle peut faire des enfants, avoir des congés maternité, ici il est peu probable qu'on vous en veuille pour ça.

Niagara Falls Ze kitchest place in Canada

On ne nous dit pas tout ! Avant de lire dans la matrice, nous croyions que les chutes du Niagara étaient à couper le souffle, à verser sa petite larme comme la mamie quand la fille de Sharon meurt dans les Feux de l'Amour. Bwef (blague raciste, check), on arrive de grand matin après une nuit dans le B&B de St Catharines, le parking à $20 nous montre déjà la dimension intégralement commerciale du tourisme à Niagara Falls. Que tous les gauchos qui veulent voir Paris dans 20 ans viennent à Niagara admirer la conversion d'un lieu unique et enchanteur (voire ne serait-ce que simplement respectable) en grande machine totalitaire du divertissement sans lendemain, grossière, laide et ringarde. A cela s'ajoute évidemment le saccage de la nature pour que des touristes chinois fassent de belles photos au sec (blague raciste N°2, check).

Soyons sérieux un instant. Les chutes du Niagara sont une merveille de la nature. Des millions de litres se déversent chaque seconde dans le lac Ontario dans un rugissement incessant. Elles fournissent en électricité une superficie grande comme la France (évidemment moins peuplée). La vue de ces millions de litres d'eau est vraiment impressionnante. On imagine le ressenti du premier explorateur qui, après des heures de marche dans une forêt dense de conifères, la rumeur sourde des chutes s'intensifiant minutes après minutes, s'est vu offrir un tel spectacle. On peut comprendre ceux qui à sa suite se sont installés au bord de l'eau, attirés par cette source inépuisable de fraîcheur, d'énergie, de beauté et de douce berceuse.
Ce qu'on comprend moins, c'est la précipitation et l'aveuglement des bâtisseurs qui ont suivi et ont érigé des monceaux de laideur plus lourds et violents les uns que les autres. Quel appât du gain, quelle cupidité a poussé les hommes à vouloir enlaidir de façon si intense et méthodique un lieu qui aurait attiré des visiteurs de toutes les cultures, toutes les planètes ? La réponse est simple, c'est la possibilité d'en attirer encore plus d'un genre unique, uniformisé, calme, docile et sans goût : le consommateur globalisé, le curieux en mal d'expérience, le touriste professionnel, le routard ne voulant rater l'incontournable (bwef, nous).



Alors maintenant, vous êtes prévenus. Si vous passez dans le coin, évitez de débourser du fric pour aller à Niagara. Soit disant, les machines à sous reversent une partie des gains à la préservation de l'environnement et des chutes. On apprécie le paradoxe. On vous oriente vers des coins plus calmes, plus jolis, plus respectueux et respectés, afin de vous respecter vous même également. On s'est senti mal, blousé, sali. Comme si on avait assisté à la construction en temps réel du casino, du cinéma 4D, du musée des stars en cire, du minigolf Jurassic Park, des burger kings, des bowlings, des vendeurs de t-shirts...
Le Canada, c'est aussi un cousin américain. Le fric, la rentabilité, le FUN, le vulgaire, font aussi partie de leur culture. Nul doute que beaucoup regrettent aujourd'hui que cette région soit défigurée, mais beaucoup encore y vont pour s'amuser, faire des bachelor parties, entre deux cessions de shopping à Buffalo (pour payer moins de taxes). Il y a donc encore un peu de chemin à faire pour déguiser les indignités du capitalisme sauvage par le spectacle rassurant du libéralisme soutenable et vert des bobos qui, par exemple, croient encore que Paris est une ville populaire . Non, certaines choses sont à effacer. Sur Niagara on voudrait fermer les yeux et se dire qu'elles ne font qu'alimenter nos batteries d'iphone.

lundi 29 juillet 2013

WE @ Niagara

Salut les gens! Bon comme vous voyez, j'ai des trucs à dire aujourd'hui. Et vous aurez remarqué aussi que nos grandes sorties de découverte du Canada se passent souvent le week end. Et oui! Les vacances, on les a passé à New York pour Noël et moi même (Pika) suis revenu en France pendant deux semaines en Juin. Et Armo repart en France bientôt pour vous, bande de petits veinards!

Le week-end du 14 Juillet, nous ne sommes pas resté dans nos lits douillets! Nous sommes parti dans la région de Niagara, au sud de l'Ontario, entre le lac Ontario au nord et le lac Erie au sud, et bordé par la frontière avec les états-unis. Ce week-end fut une bonne occasion d'aller enfin voir ensemble les chutes du Niagara. En effet J'y suis allé en 2010, mais en Janvier et tout était glacé, et Armonie est allé à Niagara de nuit pour passer la frontière et faire valider son visa. Donc à deux en été, nous fumes poussé par une invitation à un mariage dans la région de Niagara pour explorer cette région.

Samedi matin, 8h, on se lève! Le mariage est prévu pour 11h à une centaine de Km de là, à Vineland Estate, une propriété viticole. Je vais chercher la voiture de location pendant que Môdame se frisotte les cheveux... On passe par Hamilton chercher une amie invitée également. Et en route! Pour des raisons de vie privée, je ne mettrai pas de nom ni d'image sur ce mariage, mais pour résumer ce fut bien et court! A 15h, tout le monde était parti. Alors nous, voulant profiter de la région, ne faisons ni une ni deux, et sautons dans la voiture direction Sainte Catharines où, avec un autre couple (Bernardo et Veronika), allons à la plage de Lakeside park.

Il est 16h, et on discute du Brésil, on mange une glace, on traine, et puis on se sépare de l'autre couple qui repart vers Hamilton. Nous partons vers notre bed & breakfast à quelques minutes de là déposer nos affaires. S'ensuit un long périple à la recherche d'un restaurant dans Sainte Catharines. La ville semble hélas aussi transfigurée par les crises et les abandons de poste qu'Hamilton, voire plus. On décide donc de rouler jusqu'à Niagara on the Lake, ville touristique par excellence!

Il est 21h et on arrive à temps pour manger avec un soleil bas, après avoir parcouru l'unique rue animée de restaurants et de boutiques diverses. C'est charmant, et nous faisons une petite ballade digestive au bord du lac (Ontario).

On rentre à notre chambre se prélasser d'une journée bien remplie, le lit est gigantesque, la nuit est calme, le repos idéal. Le lendemain matin, vers 9h, nous prenons notre petit déjeuner servi par les propriétaires : un délice! Coupelle de fruits rouges au yaourt, jus d'orange frais, muffins banane-chocolat et bleuets, et omelette au fromage cuite à la perfection. Café fumant. Mais surtout, servi dans une petite aile en face du jardin, fenêtres ouvertes sur la verdure et le chant des oiseaux.
C'est quand même sympa... Et hop direction Niagara Falls, pour aller voir les chutes. Alors pour les chutes du Niagara, Armo va faire un post à part, parce que c'est assez particulier. Deux heures en tout là bas, et on décolle, direction... on sait pas trop, en fait on a qu'une vague idée. On atteint le Lac Erie en descendant au sud, on demande notre chemin. Et puis finalement nous y voilà! La plage!
C'est pas mal, un peu frais, mais sympa. On grille, on se détend, on se prend un hot-dog. Finalement, on repart après quelques heures à se prélasser. Là on se perd et on trouve un camp d'été de gamins, qui profite d'une base pour jeunes garçons militaires. Ils nous indiquent le chemin, et on repart direction Toronto. On passe par des jolis coins. Voilà, encore une région ontarienne explorée!



Soirée de départ

Etant donné qu'Armonie décolle pour Lyon le 8 Août, c'est à dire dans une semaine et demi, nous avons voulu organiser une soirée de départ le samedi 27 Juillet. Au départ prévue chez Anne-Claire et son super roof-patio, la soirée a été déplacée chez Victor et Caro pour cause de menace (mise à exécution) de pluie. Ceci a mis la puce à l'oreille à Armo qui avait proposé qu'on fasse la soirée chez nous, mais non, apparemment c'était pas possible, point. Surprise dans l'air donc...

Déjà petite photo de la préparation culinaire du vendredi soir, qui va donner le ton. 3h de taff pour assurer la pitance à 12 personnes.


Il a fallu aussi prévoir les déguisements! Car c'était soirée à thème : Canada Vs Brésil! Thème opportun et facile à mettre en place. En arrivant donc Samedi soir, on finit la déco qui met le ton. Puis on s'y met sans perdre de temps! Sangria blanche ou rouge, bière, et musique!


Et puis l'ambiance monte, et là ils veulent nous montrer une petite vidéo faite par un couple d'amis qui n'a pas pu se joindre à nous, Pauline et Luc, et on s'installe pour voir ça. Grosse surprise...


Wahou! Voilà un truc bien marrant! Attention le niveau est "explicit content" pour les futures vidéos de mariage, va falloir se surpasser les mecs la barre est très haute. On espère que vous apprécierez cette vidéo marque d'amitié qui surtout en dit pas mal sur notre couple, car ils sont assez peu à nous avoir vu ensemble régulièrement en France! On a donc bien affaire à un témoignage de valeur! Bref tout ça mérite une clope et des bonnes rigolades dehors (on ne fume pas souvent à l'intérieur au Canada). Mais voilà qu'on nous met dehors, enfin, dedans... Au bout de quelques minutes (à danser sur Nicolas Jaar, on vous fait bientôt un top 10 de nos ziks de cette année), une bande de musicos rentre dans l'appart! Ils sont plus nombreux que nous!!!! Ils s'installent au milieu du salon et commencent à jouer des rythmes endiablés, un peu à la Carolina Chocolate Drop):


Ensuite on est parti en club danser sans faire chier les voisins. Le London Tap House nous ouvre son patio (quelques minutes sans pluie) et ses shots dégueus! Vers 3h, After de retour chez Caro et Victor, et ensuite dodo parce qu'on est tous complètement bourré. En tout cas, un grand merci les amis pour cette soirée qui valait son pesant de cacahuètes grillées!

vendredi 19 juillet 2013

Une petite ballade dans Toronto

On quitte bientôt la ville reine du Canada (par sa taille) pour le Brésil, alors on se donne l'occasion de parler du Canada avant que cela ne soit qu'un lointain souvenir. Ici, on va vous ballader du côté de chez nous. On vous a montré la maison, et où nous sommes situés. Plus au centre, t'es dans le trou du cul de Dieu... Donc déjà pour commencer, tu t'habilles en bobo parce que Toronto c'est la ville bobo par excellence.
Donc en arrière plan, c'est notre maison, on habite dans le coin là, au rez de chaussée (eux disent 1st floor). Ce qui est intéressant, c'est la rue qui est derrière!
Ensuite tu admires non seulement les arbres, mais aussi les maisons, parce que faut dire ce qui est, leurs maisons ont certains défauts sur lesquels nous reviendront, mais sont aussi superbes et adaptées à la ville. A part les énormes baraques qui de toute façon supposent un espace large, leurs maisons toutes en longueur font rêver! Petite bow window pour accès de lumière, étroitesse pour avoir un petit jardin, mais pas trop grand non plus, hauteur pour accueillir une bonne grosse famille, et on peut les aligner et en mettre un tas les unes à côté des autres. En briques peintes de toutes les couleurs, cela donne des quartiers assez luxueux
Le soleil se couche, et sur ton chemin, calme et reposant, baigné dans la lumière de quelques lampadaires, tu marches jusqu'au prochain croisement. Et là, bam! tu arrives en centre ville! Oui, tu es en centre ville, tu l'avais complètement zappé. Voilà l'agrément possible qu'une ville peut offrir, pas comme Paris.