samedi 9 février 2013

Pourquoi il faut regarder Trailer Park Boys

Salut à tous, bloggeurs trainards du week end, et amateurs de séries! Aujourd'hui, pendant qu'Armo se fait une après midi fille, que le soleil fait fondre la neige et que les canadiens courent à leurs affaires, je vais vous parler de Trailer Park Boys, la série canadienne qu'il faut absolument voir, et ceci pour quelques raisons bien senties! Je sais que je conseille beaucoup de séries, parfois pas toujours bonnes, mais qui a proposer de voir Lost? Qui s'est entiché de The Walking Deads dès le premier épisode? Faites moi confiance, ça promet! Je vous la fait Nioutaik, en 6 bonnes raisons de regarder cette perle.

1) Parce que Trailer Park Boys, c'est court




Trailer Park Boys, c'est une série canadienne tirée d'une tentative de film en 1999, qui commence en 2001 et se termine après 6 saisons. C'est long 6 saisons me direz vous.. Que neni! A l'instar de the IT Crowd, Trailer Park Boys est une série à petit budget qui a donc fait ses tentatives modestement, avec d'abord 6 épisodes pour les deux premières saisons puis 8 épisodes par saison. C'est donc très court et calmera vos parents qui vous reverrons revenir vers eux plus vite qu'après avoir vu tout 24 (24, c'est 8 saisons de 24 épisodes de 40 minutes, soit 128 heures de Jack Bauer sans recharger la batterie de portable). Vous aurez les yeux rouges, mais mouillés de larmes. Parce que TPB, c'est drôle.

2) Rickie, Julian and Bubbles...



TPB, c'est une série très drôle. C'est l'histoire de deux potes d'enfance Ricky et Julian qui sortent de prison pour un méfait complètement ridicule, qui fument des joints et boivent à longueur de journée. Ils sont suivis par une équipe de tournage pour un documentaire à leur sortie de prison et leur retour à Sunnyvale Trailer Park, un lotissement de bungalows près de Dartmouth en Nouvelle Ecosse. C'est pire qu'un trou perdu, c'est le fin fond des toilettes de l'Amérique du Nord. Les deux compères, l'un plus idiot que l'autre, sont les truands du coin, et doivent reprendre leurs repères à leur réinsertion dans cette société complètement déjantée. Les deux acolytes sont souvent en compagnie de Bubbles, personnage fascinant qui est très attaché à nos deux gangsters de Walmart.
Les deux personnages arrivent à tenir de bout en bout la série sans nous lasser. Complètement cons, mais tellement drôles, ils représentent la quintessence d'une beaufitude pleine de gentillesse, d'ambition ratée et de défauts incorrigibles. On suit donc leurs tentatives pour monter une entreprise, lors d'un mariage, de la réparation de leurs voitures,...

3) et les autres....




Si nos trois compères vivent bien sûr entourés dans Trailer Park de gros loosers comme eux, et chacun aura son préféré : Jim Lahey, l'ex-flic alcoolique, Randy son assistant gras, Lucy la compagne de Ricky, T and J-Roc,... Chacun a son petit truc, et vous allez vite comprendre. On commence par remarquer naturellement que Randy n'a jamais de chemise, et va se ballader dans la série torse poil du début à la fin. On entendra les glaçons du verre de Julian, et vous aurez une petite envie de vous servir un whisky coke. Ricky et ses clopes, Lucy pareil... Et vous vous rendrez compte que ce petit monde a une structure propre super solide, ponctuée d'habitudes, que Trailer Park, c'est un vrai monde parfaitement cohérent, qu'on rentre dans un univers très bien construit, un monde qu'aucun des personnage n'envisage de quitter.

4) Trailer Park, critique sociale


Trailer Park vous vend le rêve américain mais...

La réalisation de TPB n'est pas originale, même si la série donne une impression de nouveauté. Le côté caméra embarqué peut faire penser à d'autres séries, mais c'est surtout à "C'est arrivé près de chez vous" qu'on pense en premier. L'équipe de tournage va d'ailleurs très discrètement faire partie du cast et avoir son importance dans la façon de voir ce petit monde. On a donc affaire à un faux documentaire satirique, et le sujet, c'est confession intime, c'est un docu animalier sur des humains.
Sauf qu'ici, les choses se font à l'échelle. Trailer Park, c'est quelques bicoques de bois plantées en pleine nature, là où rien n'est fait, mais où on fume de l'herbe, les guns circulent, chacun a son gros 4x4, on boit beaucoup, on s'offre des bijoux en toc total, la seule fenêtre sur le monde connecté, c'est une télé qu'on ne voit vraiment jamais, mais qui occupe tous ceux qui ne sont pas dehors à faire des conneries.
De quoi Trailer Park est il le nom? Il est le nom d'un mode de vie, capitaliste, mais isolé, installé mais arrêté, colonisé mais abandonné. C'est l'autre nom des oubliés, des gens qui vivent loin, qui n'ont pas leur voix à la prétendue démocratie mondiale, mais qui subissent les mêmes pluies radioactives, les mêmes crises financières, qui boivent pour oublier qu'on les a oublié, qui fument pour passer le temps, qui cherchent à s'occuper et vivre coute que coute. C'est l'armée de réserve qu'on laisse pourrir, et qui reste dans son coin, en regardant les trains passer...

5) Trailer Park, c'est un phénomène.

Même si ça a quelques années, TPB est un véritable phénomène au Canada, et les canadiens connaissent très bien. Les américains découvrent. La culture canadienne vient évidemment plus difficilement à Ne York que l'inverse. Trailer Park, c'est inconnu en France, mais ça pourrait très bien être la nouvelle coqueluche d'une chaine câblée qui croit un peu en un projet original et cool. Vous les parigos hypes, vous les chercheurs de pépite, en voilà une!

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