lundi 17 décembre 2012

Armo's arrival

Hi folks!!!

Cet article sera écrit en anglais et français ; ce n'est pas pour me la racler mais juste parce qu'on a des amis internationaux.

Cela fait 2 semaines que je viens d'arriver à Toronto. Je découvre petit à petit. Commençons par vous présenter notre appartement:
I've been in Toronto for two weeks now and I gradually discover the city. Let's start with our home visit:
568, Spadina Avenue - M5S 2J9 - Toronto, ON




















et voilà la vue depuis la cuisine sur (certainement) l'unique rond-point de Toronto qui est un bâtiment de la fac de médecine / and here's the view from our kitchen on (certainly) the unique crescente of Toronto which is actually one of the Medecine University building:



































Notre appart' de l'intérieur. Un grand merci aux français pour leur généreuse participation à l'ameublement / Here's our flat from inside. Thank you to all Frenchies for their participation to the furnishment:

Few pictures of what I saw/did:

jeudi 15 novembre 2012

Bassnectar

Ici je vais vous faire partager autant que je peux un des meilleurs concerts de ma vie : le concert de Bassnectar à la soundacademy de Toronto  samedi dernier. Mais d'abord il faut vous introduire un peu les choses.

Une histoire musicale personnelle

 

Certains d'entre vous connaissent mon affinité avec une certaine musique électro festive sans être trash. Du bon temps où Jnef avait ses platines, on mixait de la house et les débuts d'une techno commerciale pour des anniversaires. Daft Punk Alive 1997, Prodigy (Wipe Out), Mr Oizo, quelques trucs sur les 2 many DJs, et des titres éparpillés par des one-hit-artists. J'ai lâché ça pendant un bon moment pour le classique, puis le post-rock (Godspeed You Black Emperor!, Silver Mount Zion, Mogwai, Mono et Sigur Ros), et je suis revenu à l'électro par la porte douce et calme : ambient, minimal, white-noise et musique répétitive.

Avant de partir pour la Thaïlande, j'avais déjà repéré Skrillex qui connaissait un succès commercial depuis au moins deux ans. J'ai trouvé d'autres mecs comme Nero, DeadMau5, et d'autres vieilleries ou jeunes perles londonniennes grâce à la série Misfits à la bande son dynamique et actuelle. Avec Armonie, qui suit beaucoup mieux l'ambiance festive que moi, je me suis remis à des titres qui paraissent cheap pour un mec qui cherchait certaines versions des concertos de Mozart, mais qui étaient en fait bien entrainants : Gui Borato, et d'autres... Armonie connait ça mieux que moi. Et puis en Thaïlande on a retrouvé Julien, et ça a été un premier signe.

Julien kiffe l'électro, le dubstep et nous a fait écouté des sons hallucinants. Je ne me souvenais pas du plaisir auditif à écouter des trucs lourds, très club pour amateurs de musique électronique. La Full Moon en Thailande a aussi été l'occasion de triper avec Jnef sur une musique de teuf, plus rapide, plus forte, qui met le corps en transe. Bref, il était peut être temps de se remettre à écouter du son gras...

Et à Hamilton, je rencontre Adrien, boulimique de musique électro qui écoute des nouveautés en permanence. Je découvre des merveilles de one-hit-artists, et d'autres : Gramatik, Boys noize, Modeselektor... Et là je tripe vraiment. Du gros dubstep, et de l'électro hallucinante. Et c'est donc comme ça que j'ai décidé d'aller au concert de Bassnectar (+Gramatik + Gladkill)...

C'est quoi ce son?

 

C'est au départ pour Gramatik qu'on y est allé, parce que je ne connais pas très bien, mais c'est un peu genre C2C, coupé proprement dans un mélange de styles. Gladkill inconnu au bataillon, et de Bassnectar je ne connaissais qu'underwater, qui est dans l'OST de Bellflower. C'est techno-électronic-dancing-dubstep-cutted et d'autres qualificatifs qui font qu'on préfère écouter pour se faire une idée...

La Sound Academy

 

On se prépare au concert chez Caroline et Victor, un couple de français top, on fume des tonks, on boit de la vodka, on s'échauffe quoi, mais gentiment. De toute façon, on va y aller en taxi parce que pour aller à la sound academy, c'est chiant. En sortant de l'appart, on est un peu mou, mais déterminé... Arrivé sur place, vue magnifique sur Toronto la nuit (22h).
 Et on rentre, sans avoir froid, on pose les manteaux au vestiaire, timing impeccable et on rentre dans la salle. Gladkill dure 40 minutes environ = grosse tuerie qui monte en pression. Petite temps de pause puis Gramatik environ 45 minutes qui nous fait un set un peu moins rythmé (mais passe du Daft Punk) puis aprs ça, gros temps mort pourri de 15 minutes au moins, avec de la musique qui casse l'ambiance... Et enfin....

Bassnectar

 

Il vous suffira d'aller chercher les videos (très mauvaises) de Bassnectar @ sound academy, mais les auditeurs-danseurs furent unanimes : un des meilleurs concerts ever! Vous imaginez des scènes comme dans Matrix 2 ou dans Blade (quoi des films pourris?) :


Bon ok Matrix c'est vraiment n'imp, mais le concert était dans le même genre... Une tuerie absolue, un moment de transe intégral, de la basse cuttée puis droppée parfaitement, et un DJ aux cheveux longs qui fait passer toute son énergie dans la salle. Pas une seule personne immobile dans son coin, et un régal pour les oreilles (pour une fois le son n'était pas si fort que ça...), pas des merdes de dance de club pour Ibiza, mais du pur dubstep qui fait pas juste Waboo waboo. Difficile de comprendre hein?

Pour vous donner une idée, écoutez (très très fort, genre vous voulez tuez votre voisine retraitée et son petit chien) Bassnectar - Infinite, qui vaut très largement Public Domain - Bass in the place London qu'on écoutait autrefois...

Conclusion : à refaire! Le plus tôt possible! Avec Armo! Avec tout le monde! Avec de la M! Voir Skrillex, DeadMau5, Nero ou autre...

P.S. : Sur ce post, si vous avez des commentaires pour ajouter de l'électro ou des nouveaux sons, vous êtes les bienvenus!




Notre futur appartement

Salut à toutes et à tous!

Aujourd'hui grande nouvelle : j'ai trouvé à un nid d'amour à Toronto pour Armonie et moi. C'était un peu galère de chercher, un peu comme si vous habitiez Beauvais et ue vous cherchiez un appart sur Paris, sans chéquier. Le temps d'arriver à Paris, et l'appart vous a déjà filé sous le nez. Mais c'est bon, j'ai trouvé, un appart qui doit faire dans les 30~35 m², au rez-de-chaussée, chambre séparée, et surtout à 300m de mon taff! Je vous laisse juger. Pour info c'est 1250$ par mois plus charges d'eau.


Notez que le sol va être changé en parquet, qu'on aura peut être un nouveau frigo. Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver des meubles! En commençant par l'indispensable lit...

lundi 29 octobre 2012

Prochainement sur votre blog préféré

Bientôt mesdames et messieurs, nous allons faire une expérience américaine unique, dont voici un petit trailer... attention :  EXPLICIT CONTENT

Le farmer's market

Même si je ne reste pas longtemps à Hamilton, parce qu'avec Armo on va s'installer à Toronto, j'ai quand même bien apprécié le farmer's market pour faire ses courses à prix plus raisonnable, en cherchant les bonnes promos, les affaires. Et puis c'est sympa. C'est quoi le farmer's market? C'est un marché couvert, et comme ça fait bobo authentique par rapport à Walmart, il faut souligner que les producteurs viennent vendre leurs produits ici, juste que c'est quelqu'un qui le fait pour eux la plupart du temps...
Sans déconner c'est chouette, le week end, d'aller trouver de la charcuterie (chorizo, bacon), du bon fromage (oui ils ont une très bonne mozzarella, et un bleu d'enfer, qui l’eut cru!?), de l'huile d'olive fraiche, des œufs giga-énormes, des tomates de toute sorte, des citrouiles bien évidemment, du pain gluten-free, parce qu'ici une personne sur 10 doit être allergique au gluten (fait à soumettre aux évolutionistes et biologistes), du poisson pas trop cher, de la viande bon marché, des pâtisseries, du chocolat....

C'est très chouette, mais surtout la différence avec la france, c'est que les tomates ici, elles sont en mode MAXIMUM OVERDRIVE : elles sont alignées sur un tapis synthétique vert comme une équipe de football américain, elles sont énormes, elles sont HYDROPONIQUES et elles ont un SUPER FLAVOUR... et c'est fait maison messieurs dames! Même l'image déborde, rhaaaaa!!!!

Les traductions et les pubs

Vous savez tous, bande de publivores, que la pub, le slogan, c'est un truc d'américain. Pas juste parce qu'ils ont réellement inventé la pub suite à cet enfoiré d'Edward Bernays et des mad men, mais parce que la langue anglaise permet concision et efficacité, drôlerie en trois mots, et nouveaux mots faciles. Bref c'est idéal pour le packaging.

Sauf que le canada a officiellement deux langues : l'anglais et le français! Et qu'ils traduisent beaucoup, et surtout sur les emballages. Cela donne donc des descriptions débiles avec des mots chelous, ce qui est complètement ridicule. Mais bon c'est assez drôle.

On s'arrête aprs les trois premières phrases, parce que déjà il faut comprendre que les croustilles, ce sont des chips, mais comme le mot chips en français ressemble trop au mot chips en anglais, c'est à dire chips, et bien on change. La trempette n'est pas un liquide pour fondre des dessins animé, c'est une sauce, c'est le "dip". Ici c'est salsa mexicano-du sud avec du piment, ou alfredo-d'italie blanche avec des champignons.
Oh! me direz vous. Mais qu'est ce qu'une grignotine? Je vous le donne en mille : c'est un "snack". Je ne sais pas pourquoi on utilise encas en France, mais grignotine ça pète du slip dans ton cartable pour la récré...

Bon ok, je rigole, mais on fait pareil chez nous, c'est juste une question de vocabulaire, il n'y a aucune raison de se moquer! Vous croyez? Voilà ce qu'on trouve sur les pizzas:

Attendez je ne lis pas bien.. ya écrit quoi? "Aucun ingrédient imprononçable"... Oui...
Et là comme moi vous devez vous dire... Mais WTF c'est quoi leur problème dans ce pays?????? Mon hypothèse est qu'ils veulent juste être drôles. Et ça marche. Un temps.

Les maisons sur Aberdeen

Il y a deux semaines, j'ai laissé mon vélo sur le bus. Oui, sur le bus. Ils ont un super système à l'avant du bus pour accrocher deux vélos si bien qu'ici on ne se fait pas aplatir par un bus, on se fait empaler, mais c'est une autre histoire. Bref, j'ai perdu mon vélo et Adrien me dit "T'inquiètes pas on va les appeler tu vas le récupérer". J'ai mis une semaine à le récupérer, à perpète-les-oies chez les congénitaux et la roue avant était crevée... bref! Je prends un nouveau chemin pour rentrer, à pied, chez les Lankesters, mon vélo à la main et la pluie sur la tête. Et je passe par Aberdeen.

Aberdeen c'est une rue avec des gigantesques maisons, des jardins florissant même en automne. Et il faut l'avouer, les maisons ici elles ont de la gueule. Je sais pas comment c'est à l'intérieur, mais de dehors, ça vaut le coup, chacun construit comme il veut, très grand, sur trois étages, selon son goût. C'est souvent plein de parquet, de petits vitraux, de colombages, de toits de chaume, de terrasses intérieures (oui, c'est comment dire, une terrasse sur l'intérieur de la maison presque), des tours de chateau... C'est le genre de maison à la "maman j'ai raté l'avion", énorme pour grande famille. Voyez plutôt : 


Les écureuils

Ici les écureuils, c'est comme les pigeons à Paris. Quand t'es étranger tu trouves que ça fait le charme du coin, mais les locaux ça leur casse littéralement les noix. Un petit diapo des écureuils, à regarder jusqu'au bout.

Halloween

Salut à tous!

Et oui, après 15 jours de silence radio, il faut un ouragan qui s'appelle Sandy pour me coincer dans a petite chambre et me dire qu'il faudrait continuer ce blog avant que le feu ne s'éteigne. Et là on a un gros sujet pour vous : Halloween.

Attention, Halloween ce n'est pas encore passé, et peu de chance que je vois beaucoup de gamins déguisés  quêter pour des sucreries. Ce billet n'est donc pas un billet sur le Halloween classique. Quoique, petite illustration.

Halloween dans la rue.


Dans le quartier résidentiel où je vis, les maisons ont toutes un jardin avec des écureuils qui y piquent des trucs. Bien 2 ou 3 semaines avant Halloween, les gens arborent dans leurs jardins des décorations spéciales, qui donnent un air étrange à mes retours de fac quand il fait nuit (et de plus en plus tôt, c'est quoi ce bordel...).


La boutique Halloween.


Ici Halloween c'est super important comme vous pouvez l'imaginer. On ne rigole pas avec ça, et gare à vous si vous ne venez pas déguisé à une soirée d'Halloween. Anyway, il nous fallait des éléments de costume. J'avais décidé d'utiliser mon gilet de costume avec la chemise à col droit, et de trouver un masque vénitien, et une canne, histoire d'être costumé ET classe ET confortable. Et donc, à Burlington, nous avons trouvé une boutique d'halloween, et là vous comprenez mieux ce qu'est Halloween pour les gens ici : la preuve en image.



Et la preuve en vidéo :



La soirée d'Hallloween.


Je trouve mon élément de costume (un masque rouge) que je complète le samedi par une paire de gants achetée samedi au dollarstore. Entre parenthèse, savez vous ce qu'est dollarstore? Vous imaginez sans doute un "tout à dix balles ou je remballe", un paka aux objets en toc à 1,50€. C'est ça, sauf que c'est plus grand, que ça fait bouffe et boisson et vaisselle et jouets et tout, et qu'il y a beaucoup de monde... La grande classe quoi. J'y ferai bien un autre reportage photo pour vous montrer. Mais revenons à nos moutons.

 La soirée se passe chez Adrien qui estime à beaucoup trop le nombre de participants (la faute à fesse de bouc), deux DJs, obligation de costume, de l'électro too much, des fumeurs de joins de pur de beuh, des drogués de toute sorte, une déco avec juste une lampe comme chez Jnef qui change de couleur, un chat qui se ballade, une petite communauté de français (Céline et son copain qui vient d'arriver, Matthieu, puis Olivier et Laetitia qui travaillent avec Céline, Adrien et moi), des pizzas surgelées, des tourtes aux 3 viandes surgelées (hardcore experience), des gens qui ramènent leur propre alcool et ne boivent que leur propre alcool (fais gaffe à pas leur prendre un truc ils seraient venères), des filles beurées qui dorment dans un coin, des gens qui viennent puis qui s'en vont après 30 minutes, des inconnues qu'on sait pas qui les connait, des bières sous le canapé (que j'ai pété en m'asseyant, un grand classique). Bref, une bonne soirée.



dimanche 14 octobre 2012

Art Crawl 2.0

Hello la compagnie!

Ce week-end fut tranquille! glandouille et boulot dans des cafés. Par contre, vendredi soir, c'était la Art crawl du mois d'Octobre. Et oui bande de moules! il faut sortir un peu, même si la température baisse aussi vite que ma libido en voyant tous ces jambonneaux lipidiques en leggings couleur crotte de mammouth qui déambulent dans les rues d'Hamilton, si poétique et chère à mon cœur d'expatrié dans un bled paumé...

"Mais c'est quoi la Art Crawl?" Cela signifie Art rampant, c'est une hypotypose de la langue anglaise, quand on n'ignore pas que Bar Crawl signifie aller d'un bar à un autre, une sorte de barathon. L'image est évidente : on rampe. Ce que cela donne? Et bien comme je l'ai déjà dit avant, la rue ouvre ses portes, les boutiques surtout, les galeries bien sûr, et les ateliers parfois. On rentre, on découvre, on grignote, on sort, puis on rerentre, etc. Quelquefois, une animation de rue, oui, comme ici un concert sur un toit.

Ah bah oui, c'est pas nouveau, la photo de nuit c'est hardcore. Bon bref, pou descendre à la ArtCrawl, il faut se préparer un peu, fumer, boire des bières, être dans le mood quoi. Car autant vous le dire tout de suite, avec 10°C de moins que le mois dernier et sans le qualificatif de Super Crawl, il y a déjà beaucoup moins de monde. En plus, les galeries montrent un peu près la même chose que le mois dernier..... "Alors pourquoi tu nous en parles?" Tutututu, un peu de respect siouplé, on a eu de très bonnes surprises.

La première c'est celle-ci. Adrien ("putain il est partout ce Adrien qui fait des maths... tu serais pas en train de devenir schizo en fait et t'inventer un ami imaginaire?") me dirige vers Olé (ou Ola, je sais plus très bien), la boulangerie portugaise qui fait des sandwichs. La première fois, j'ai fait bof, c'est un sandwich quoi. Mais là, juste le pain avec une vraie croute, et du jambon sec, même si c'était avec de la Savora (FUUUUUUUU!!!!), en fait c'est ultra kiffant. Voilà : vous savez maintenant à quel niveau de désespoir culinaire j'en suis. Mais surtout ambiance de folie dans la boulangerie.


Rhaaaa!!! Vous avez vu cette vidéo excpetionnelle? Alors plusieurs choses. De un, la musique est extrêmement originale, puisque c'est le même groupe qu'on a entendu à la Scotia Nuit Blanche Toronto 2012 sponsored by WTF. Oui, le même groupe entendu comme de par hasard dans deux villes aussi distantes l'une de l'autre que Paris et Fontainebleau... Deuxio hop! tu l'as vu? Faut être furtif pour voir ce petit vieux qui se dandine sur Sweet dreams... Tertio, le mec qui se donne le plus à fond de balle en mode MAXIMUM OVERDRIVE, c'est quand même le mec en premier plan qui tambourinne sur sa table à n'en plus pouvoir. Voilà vous avez donc compris : je suis touché par le désespoir et le rire est ma dernière parade : c'est n'imp et c'est partout super n'imp...


En fait voilà : on se fait tellement iech dans cette ville trop naze qu'on prend des têtes de mort en photo. DES TÊTES DE MORT!!!! Ouah! Pika!!! Je suis trop hardcore pour vous tous, vous le sentez bien hein, qu'ici ça déconne pas : l'art atteint des sommets de subtilité, on s'attend presque à voir Delanoé et Jack Lang au coin de la rue avec une poutine dans les mains, à se lécher les doigts sensuellement...argh, l'horreur en live. Et là, je suis de mauvaise foi parce que je vais vous dire sincèrement : je les voulais ces masques tête de mort, et on est allé dans leur galerie! (Mais oui! Des masques en carton! Faisons une galerie Rue Saint Germain des Prés, histoire de faire honneur au talent! Mais j'adoooore l'art putain c'est tellement kikoolol et vachement plus entertaining que les livres!). Vous me croyez pas? Vous croyez pas que je rêve de faire sensation en soirée "make social link with your coleagues"? Vous pensez pas que j'ai besoin d'un super costume pour Halloween? Let's put another proof in hand, mister Pikpik:
Voilà, vous le sentez mieux le désespoir? Toujours pas? Vous trouvez pas que ça sent déjà pas assez fort le caca boudin à la savora? Bien..... on va sortir les grosses preuves bidon de la mort! Alors d'abord imaginez un artiste, un vrai, qui aurait lutté toute sa vie contre l'establishment, à coup de grande passion, d'émotion brute de femme, de rejet brutal de la société de consommation. Cet artiste, il ère dans les méandres de son propre esprit, il a besoin de cracher la violence de ses visions hallucinogènes sur le monde pour permettre à l'humanité de grandir, de toucher au divin de s'élever!!!! Bon alors cet artiste, il a une idée depuis des années, il ne sait pas comment la mettre en place : c'est trop puissant, trop hardcore, trop anti-conformiste, et ça bouleverse tellement les yeux que son chat est mort en la voyant... Cette idée, il ose enfin la mettre en place à la Art-Crawl October 2012 de Hamilton City on se fout pas de ta gueule. Cette idée c'est celle ci :

Mais KESKESSéééé!!?? C'est un putain de tableau en mousse noir, avec des petits mots épinglés, des petits mots écrits par... les passants! Mais bien sûr c'est incroyable, je n'en ai pas dormi du week-end!! Pfiou on est tous sur le cul là. Aspiré par la maitrise et la puissance, craintif et admiratif à la fois, je décide de me lancer à corps perdu dans le projet, qui sans aucun doute mérite le prix Nobel des arts (les Nobels, c'est en ce moment, un peu d'attention chers lecteurs). Tous, vous connaissez mon penchant punk qui d'ailleurs transpire entre les lignes de ma thèse et même sous les aisselles. Le punk, c'est mon essence. Bref, voulant être aussi subversif que le tome 18 de Heartland, je décide de poser ma papatte à son chienchien:
Mais putain, c'est quoi le problème??? Pourquoi les gens qu'ils dépriment ici? Serait-ce à cause d'un taux de chômage de plus de 20%? A cause que tous les handicapés du Canada viennent faire des courses de fauteuil roulant à Hamilton? Pourquoi tant de noirceur? Est ce en impressionnisme un message subliminal sur la situation au proche-orient ou sur le déclin du monde occidental?

Bref, c'est bien amplement suffisant, et je vous épargne la vidéo des petits vieux qui font de la country dans la rue en buvant des cafés (sisi je l'ai, je l'ai) : obligé de chanter "oh incontinence, ma vieille amie" pour faire quelques sous. Désabusé, rempli de vide, mou comme un oréo moisi, nous rentrons pour faire honneur à l'humanité et conserver encore quelque espoir. Chacun prend son paquet de copie à corriger, et se met à l'oeuvre. Je me rend bien compte qu'entre le chat qui m'emmerde (j'ai aussi des vidéos mais par respect pour internet, je m'interdis de les diffuser), et la nullité crasse de mes élèves, je décampe à minuit et rentre le dos courbé par tant d'épreuves dans ma modeste demeure...


mercredi 10 octobre 2012

Kes tu fé au K-nada?

Alors il est peut être temps de vous expliquer ce que je fais comme job, de quoi ça parle et tout ça, comme ça au cas où on vous pose la question, vous ne répondrez plus "il fait des statistiques, des nombres, tout ça...", mais vous réciterez par cœur ce petit paragraphe que j'espère clair pour tout le monde.

Les cours

Bon d'abord, je donne des cours, comme un professeur d'université. Je construis le cours, je le fais, je rédige les exercices, je les corrige (enfin, en partie, car j'ai aussi un élève en thèse qui est mon esclave de correction d'exos et d'exam, muahahAHAHAH!), je prépare des exams, je les corrige. Je donne 3 heures de cours par semaine et ça me prend au moins le double de préparation, plus les corrections.

Mais de quoi ça parle? Ben de ça. J'enseigne les premiers et simples modèles de mathématique financière à des 3ème année (L3, avec un peu moins de bagou que les élèves français). Je présente donc ce qu'est un marché, un portefeuille, une stratégie, une option et autre produit dérivé. Pour cela, je dois introduire ce qu'est une variable aléatoire et la théorie des probabilités, et puis des choses comme l'espérance, puis ça monte en niveau graduellement. Le modèle binomial en temps discret doit pouvoir m'amener, en fin d'année (fin novembre), à leur parler du fameux modèle de Black-Scholes, qui est le modèle central en mathématiques financières, et qui est beaucoup plus subtil que ce que je fais pour l'instant à mes élèves. C'est assez facile, mais ça prend du temps et c'est important qu'ils comprennent certaines choses, comme le principe de réplication pour valoriser un produit dérivé ou le théorème fondamental d'évaluation des actifs contingents, très beau résultat de dualité...

Suis je clair? Ok je continue sur ma recherche alors...


Ma recherche


La recherche, c'est vachement plus classe. Ce n'est que le début, mais faisons un portrait de ce sur quoi je bosse. Je travaille sur la suite et l'amélioration (si cela a un sens) d'un modèle macroéconomique de société capitaliste. Le papier central c'est celui là. Matheus, un des auteurs, est mon supervisor. Il me propose de raffiner le modèle et de rajouter un peu d'aléatoire parce que c'est mieux avec.

Mais c'est quoi ce modèle? C'est un modèle qui remonte à un économiste (Goodwin) et qui dans sa version de départ modélise l'économie à la Marx : les capitalistes veulent du profit, les travailleurs des salaires. Dans ce modèle, le rendement moyen, la croissance de la population et l'investissement sont des variables qui s'influencent les unes les autres et donnent un modèle dynamique où deux variables deviennent clé et synthétisent toutes les autres : la proportion de profit qui va dans les salaires et le taux d'emploi. Ce modèle est assez cool (même que c'est Lordon qui le dit) car la croissance est cyclique et ramène à un système d'équation bien connu des biologistes/joueurs : l'équation de Volterra ou proie prédateur. En gros imaginez des lapins et des renards. Si les renards kiffent trop de lapins, il y a mois de lapins, mais moins de lapin signifie moins de renards qui crèvent la dalle, et donc les lapins peuvent de nouveau copuler tranquille t'as vu et donc plus on est de lapin et plus il y a de riz (pour les renards) : clear? Bref, c'est un modèle de dynamique non-linéaire, pas non plus chaotique, assez simple et pourtant riche de phénomènes. C'est la classe, c'est la lutte des classes.

En 1995, un autre économiste, Keen, trouve que le capitalisme ne ressemble plus à ça. Et pour cela, il s'appuie sur les travaux de Minsky, un hardcore anarchiste qui explique que les crises sont endogènes au système capitaliste car quand il y a de la confiance, il y a de l'abus (je généralise, mais juste un petit peu). En gros, il existe une troisième classe dans la lutte : les banquiers. Car une économie n'investit pas seulement une partie de ses profits, mais s'endette aussi pour financer de nouveaux projets. Les banquiers peuvent prêter, mais en retour tu raques un intérêt. Keen augmente donc la taille du système, qui passe à 3 variables clés : le taux de salaire, le taux d'emploi, et le taux de dette de l'économie.

Rien que là déjà c'est cool parce que Matheus a montré que le système a des points de stabilité soit à dette finie, soit à dette infinie..., et tout ça juste en étudiant de simples matrices (qui contiennent les sensibilités du système, la jacobienne). Mais ce n'est pas tout. Histoire de tout prendre à Minsky, Keen, puis Grasselli, augmentent encore le système avec le principe de spéculation à la Ponzi : si ça se passe tranquille t'as vu dans l'économie, et même si le taux de profit est élevé, des spéculateurs vont venir s'endetter pour investir sur les marchés. Tant que ça va bien, ça va bien, mais quand ça va mal, faut rembourser et si t'as plus un sou en poche, c'est la misèèèèèèère. Et donc la crise.

Voilà mesdames et messieurs! Je travaille sur la crise financière, et les bulles spéculatives, mais pas du genre hyper technique oula avec 1000 hypothèses sur les dynamiques et tout. Non, ici on fait de la macro dans les grandes lignes, avec des variables clés, des intuitions sur comment elles sont liées, et vas y qu'on va tout mettre dans la machine pour voir s'il en ressort quelque chose! L'intuition est post-keynesienne et toujours la même : la spéculation c'est pas bien et l'endettement c'est pas bien, ça pousse à des salaires bas, un taux de chômage à 100% et une dette illimitée qui va directement dans la spéculation... ça vous dit quelque chose? Bon évidemment il y a des maths à faire, du moins des choses à éclaircir, mais surtout du sens à donner et des préjugés néo-libéraux à détruire. Je pourrai aussi vous expliquer comment les dynamiques fonctionnent, avec le chaos, les cycles périodiques limite et la stabilité stochastique des systèmes perturbés, mais ça servirait à rien : l'idée, c'est que je fais des trucs trop cool, trop fashion, et en mode MAXIMUM OVERDRIVE.


Si vous avez tout lu, bravo. Maintenant reste plus qu'à l'apprendre...

Moi aussi je peux

"Ben dis donc, t'as pas le temps, mais qu'est ce que t'écris aujourd'hui!"

Oh, profitez en au lieu de râler. Bon en fait j'ai menti je parlerai de mon travail dans le prochain post, là je veux juste mettre une vidéo pare qu'Aude se la pète genre à peine deuxième post kesskisspass moi je mets une vidéo trop lol ptdr sur mon Tumblr troooop classe spécial cace-dédi à toutes mes biatches. Ah vous saviez pas? Aude aussi a un blog, et c'est vachement plus classe que moi... Que voulez vous, les jeunes +  la technologie = "putain je comprends rien!!!!!!". Bon allez je lui fais de la pub : http://ci-sientiamo-con-aude.tumblr.com/. Et puis comme un blog n'arrive jamais seul, Icko nous la joue action discrète sans pub avec ses aventures à Oukapiti ou Sydney, je sais plus. Bref, ça se passe ici : http://minimoysinoz.blogspot.com.au/. Je me souviens plus, mais il est pas parti en post-doc étudier l'évolution des barrières de coraux en faisant de la plongée? Bah si c'est pas ça consolation avec l'appart à 200m du rivage. Revanche dans quelques mois à Rio de Janeirooooo. Bon et cette vidéo? me direz vous. La voici : nuit blanche à Toronto 2012, une street band et en face on voit pas très bien mais une petite blonde assez canon, kof kof kof hum quoi???


De quoi waste your time!

Salut les boloss!

Bon comme tout le monde le sait, j'aime bien me poiler devant mon écran et voir des vidéos débiles ou lire de articles fous. Ceux qui connaissent mon dark passenger geek (eps, Dexter saison 6 a commencé, FYI) connaissent donc ALT-TAB, ou les pépites du net, la pus grande perte de temps de tous les temps... Mais j'ai du neuf!

Alors c'est toujours mieux quand vous lisez ça avec un pote, une bière à la main, rien à faire pour les prochaines heures et avec un pétard dans la bouche, pourquoi pas faut rester ouvert lol ptdr bande de zouzes... Et histoire de pas être super déçu parce que je vous aurais soit disant promis du Bozo lyophilisé, sachez que c'est du blog, geek ou littéraire, donc c'est un type d'humour spécial. D'abord, il vous faut tester Les boloss des belles lettres. C'est tout neuf, avec peu de posts, mais chaque post va vous faire marrer. Le principe : vos classiques revisités par ouech ma gueule. Si vous avez lu les oeuvres, c'est encore plus marrant. Puis le deuxième, mais attention chef d’œuvre de la blogosphère, 198 pages de bonheur, des articles longs CMB, des critiques de fims et de jeux, des articles EPIC : c'est nioutaik. Allumez vous un gros joint, et lisez "la critique de The secret", pourquoi le catch est le meilleur sport du monde ou pourquoi l'arche de noé c'est vraiment n'importe quoi. Outre une mauvaise foi qui n'a d'égal que la précision des arguments donnés, l'auteur possède un style d'ultrageek sous LSD. En plus le texte est agrémenté de petites images qui égaient la lecture sans la dissiper.
Bref, que du bonheur...

Qu'est ce que ça veut dire? Que je ne bosse pas? Un peu mon n'veu que je trime, d'ailleurs c'est l'objet de mon prochain post, mais là je dois aller manger mon baegel saumon.


Colors

Hello à tous!

Je suis débordé en ce moment, alors je fais un rapide post poético-naturaliste pour vite fait vous parler des couleurs! Les "colors", c'est ce passage bref de l'année entre l'été et l'hiver qu'on appelle chez nous l'automne (fall ou autumn en anglais), et qui dure 3 semaines ici. Bref, il est temps de sortir gants et bonnets, bicoze ouintèr ize cominegue! Je tente donc de faire un diapo de photos de mon cru, même si c'est forcément mieux avec une petite recherche google...


C'est évidemment ouf malade de beauté, d'intensité et faut le voir pour comprendre...

lundi 1 octobre 2012

Nuit Blanche à Toronto

Salut à tous, j'espère que vous avez passé un bon week-end.

Ce week-end, j'ai décompressé un peu en allant à Toronto. La raison : la nuit blanche. Version ontarienne de la nuit blanche parisienne, plus grande et plus intense. Que je vous raconte un peu...


Arrivée à Toronto




Avec Adrien (le doctorant en maths), Céline (une française qu'il héberge), Rebecca (la coloc d'Adrien) et Ariel (je sais pas qui c'est...), on part en voiture pour Toronto vers 12h30. Juste le temps d'émerger de notre précédente soirée, café et baegel. Temps de route de Hamilton à Toronto, pas loin d'une heure, surtout avec les embouteillages à l'arrivée.. Une grande ville avec des tas de gratte-ciels, ça a toujours quelque chose d’impressionnant.
 Après une heure de dubstep et d'électro (Adrien n'écoute que ça, mais du très bon), on arrive sur Spadina meets Dundas, en gros le centre et le quartier chinois. D'abord, arrêt chez Timmy, i.e., Tim Horton. Je vous en parlerai plus tard, mais Tim Horton est une institution canadienne, et surtout à Hamilton. Je prends là bas mon premier café "French Vanilla" depuis que je suis arrivé, et ça, c'est notable! Spéciale dédicace à Ludo : lepot de "french vanilla" est à $7, file moi ton adresse zurichoise et je t'en envoie un paquet!



On va dans une boulangerie chinoise. C'est assez amusant : tu prends un plateau, tu te sers, c'est pas cher, mais c'est pas fantastique. Ok 1 dollars les 3 ban bao, tu prends... En revanche les tartes sucrées à la viande, c'est pas terrible. Notez qu'il y a aussi des springrolls (des nems dégueu sucrés). La boulangerie ne désemplie pas.


C'est tout de même ça un des problèmes : la bouffe peut être très chère comme elle peut être à prix rikiki : ici Adrien paie $4 pour qu'on grignote bien à 3 (genre mini repas). Mais c'est gras, salé et sucré, plein de pâte. Bref, c'est pas super sain, et les gens se goinfrent de patisseries asiatiques...






AGO : The Art Gallerie of Ontario


Nous allons au musée! Ben oui, c'est tout de même pas mal de faire le musée de la ville, le seul qui soit vraiment stylé. C'est effectivement pas mal, bien designé, propre grand, en plein centre ville... Enfin grand, c'est pas le Louvre non plus...L'escalier est très beau de dehors, mais aussi de dedans!  Il y a très peu de personnes dans le musée. L'entrée est à $20 : argh! Je feinte d'être étudiant et je me prends le pass annuel pour $45 : comme ça on y retournera avec Armonie.

Le musée est assez intéressant, même si c'est très fouilli. On ne note pas de classement historique ou par courant : parfois c'est juste des tableaux d'avant le XXe siècle, et puis une salle ou tu as à la fois la renaissance et l'art sacré gothique, des peintures de croisade avec des scènes mythologiques...



En revanche il y a beaucoup plus d'unité dans les oeuvres canadiennes, avec des artistes de renom (que je ne connais pas) peignant essentiellement des arbres dans un ciel aux couleurs variées (allant du marron clair au marron bleu foncé), ou des scènes de montagnes, de lacs et d'indiens. Les petits panneaux parfois posent des problèmes philosophiques : la subjectivité, le symbolisme, le paradis, avec toujours une petite question à la fin "et vous? qu'en pensez vous?" Je crois que c'est un truc assez nord américain de susciter l'expression d'opinion des gens, même s'ils n'ont rien à dire.
Mais revenons au musée... avec une expo temporaire assez ouf : Evan Penny. Là pour le coup on était tous sous le choc : des sculptures en silicone et faites à l'imprimante laser de bustes, de dos, et déformés selon une ou deux lignes de perspective. C'était très réel et irréel à la fois, déstabilisant. On n'a pas le droit de prendre des photos, mais tout de même, voici un peu ce que ça donne.

Le resto chinois



Céline devant le plat à partager.

On se pose dans un resto chinois parmi les 100 meilleurs (USA, Canada, Australie): il faut savoir que dès qu'ils ont un prix ou une récompense, les gens sont très fiers et rentabilisent le truc : il y a des flyers même sous les verres de table... On découvre de succulentes brochettes d'agneau épicé, et on se fait un plat géant de nouilles sautées au poulet (très épicé). Il n'y a que des chinois ici, c'est bon signe, sauf pour Peter (un ami d'Adrien arrivé en cours de route) qui ne s'aventure pas dans la bouffe.



 Je craque pour une cigarette après un tel repas! Et ensuite, nous voilà parti pour la nuit blanche de Toronto : il doit être 7 ou 8 heures.




 Nuit blanche à Toronto



 On commence par des trucs chelou et inutiles qui méritent peu de commentaires : des installations audio vidéo avec de la flotte, des trucs sponsorisés par des marques de tout, des trucs vaguement artistiques.





 

Ensuite on s'approche du City Hall, un très grand espace pour la capitale canadienne, avec une grande place bourrée de monde, et un musée improvisé dans le parking. On arrive à faire la première étape, minuscule, mais ensuite en voyant la queue on abandonne le musée principal. Il reste de cette étape une étoile noire (mais blanche) faite d'objets électroniques divers.



  Il y a beaucoup de monde dans le centre ville, c'est totalement blindé! Et ce qui est étonnant, c'est que ça va continuer à être comme ça jusqu'à 3ou 4 heures du mat. Les gens profitent de la douceur de la nuit qui va se faire rare prochainement.







Encore une photo de nuit : un puzzle géant. La photo de nuit devient compliqué quand ça bouge et c'est tout noir, alors désolé du résultat pas génial.








Alors ça c'est une installation de rue avec des space invaders clignotants. C'est comme partout dans le monde, c'est sympa, mais on a du mal à penser que l'art demande toujours autant de talent qu'auparavant. ça manque de travail, d'unicité, d'un vrai choc. C'est pas du tout subversif, c'est vaguement divertissant, et ça ne signifie rien globalement....

Je sais pas si je l'ai déjà fait remarquer, mais il y a beaucoup de personnes qui aiment être visibles, voyant et je crois un peu célèbre. On a bien sûr nos énergumènes à Paris, mais j'ai l'impression qu'ici il y en a plus. Les gens n'ont pas beaucoup honte et je crois que la célébrité est recherchée en soi par pas mal de monde. Ce bonhomme va se promener partout où il trouvera un peu de monde pour le remarquer...

Après ce mec, on décide de faire la queue pour le museum of the end of the world, dans le pariking du city hall, même si on doit faire la queue. Et c'est assez cool, j'ai essayé de faire plein de photos, mais ma batterie m'a laché (problème récurrent chez Canon il parait). Voilà donc ce que donne un musée dans un parking sur le thème de 2012 fin du monde...




















Bon et attendez c'est pas terminé!

End of line

On retourne sur Spadina, un peu fatigué, il est presque 3h du mat quand nous rentrons dans un resto chinois déjà essayé: le gold stone, qui fait des BBQ : canard ou oie laqué, poulet grillé ,etc... On mange avidement avec les doigts. On reprend la voiture vers 3h40,on est en route, et puis tout d'un coup... Céline se trompe de route, et prend un pont qui contourne Hamilton.


On est crevé, complètement paumé, et c'est totalement futuriste de voir les cheminées d'usine flambant au loin avec une musique électro entre Daft Punk et Kazinsky. On se pose finalement proche d'une plage pour boire quelques gorgées de rhum, avant de repartir et d'aller se coucher....

Finalement, c'est presque ce dernier passage le plus marquant de la soirée : la pollution lumineuse et le ciel qui s’éclaircit sur le lac géant, sous une pluie fine, isolée, perdue, à quelques pas d'un enfer industriel....