mercredi 23 octobre 2013

Nos débuts à Rio de Janeiro

Salut les zouzous !

Nous vous présentons nos plus plates excuses quant au délai de publication sur notre nouvelle expérience carioca. Nous avons eu l'occasion d'expérimenter très (trop ?) rapidement le milieu hospitalier brésilien. Pour ceux qui ne sont pas au fait, Adrien fut victime, après deux semaines à Rio, d'une méningite virale bénigne. Je vous passe les détails sur les galères pour communiquer avec le personnel hospitalier parlant pour la plupart uniquement portugais (sooo classic!). Adrien a bien été pris en charge et après une semaine de vacs au Club Med du 3ème âge, il a pu rentrer à la maison rétabli et retourner à ses activités mathématiques. 

Adrien est bien installé, l'IMPA (Instituto de Matematicas Puras e Aplicadas) où il travaille est à 20min à pied de chez nous et il s'agit là d'un cadre de travail exceptionnel : niché dans la forêt de Tijuca, avec une vue sur les montagnes environnantes, des ouistitis (appelés "mico" ici) et autres singes comme coloc' qui viennent dérober le déjeuner de ceux qui vont manger en terrasse, c'est un institut de recherche dans la jungle en somme.

Notre quartier est supeeeeerrrrrrrr cool ! Il est très sécurisé avec un gardien tous les 50 mètres nuit et jour. Il est placé entre le jardin botanique de Rio et la forêt de Tijuca (plus grande forêt urbaine du monde). Depuis notre rue, nous avons une belle vue sur le Christ Rédempteur (une des sept merveilles du monde). Oui, je sais, je parle comme un guide touristique. C'est d'ailleurs que je vais peut-être devenir en aidant une copine à faire visiter Rocinha (plus grosse favela de la zone sud de Rio) à des touristes français et anglophones.

Grossièrement, Rio est divisé entre la zone sud et la zone nord :
- la "zona sul" : jolie, plages, tourisme, les clubs, les grosses villas, zone sécurisée, la FIFA 2014et le stade Maracana, les JO 2016, quelques favelas dont Rocinha,
- la "zona norte" ou la "baixada fluminense" : l'envers du décor, ce qu'on cache dans les reportages sur TF1, la pauvreté, les favelas, les vraies, pas les toutes mignonnes pour gringo de la zone sud, l'analphabétisme, l'insalubrité et j'en passe. J'ai eu l'occasion de m'y rendre une fois pour un cours de français à des ados de Nova Iguaçu car je fais maintenant partie de l'assoc' SFB (Solidariedade França-Brasil), ONG qui promeut l'éducation et aide les centres communautaires de la baixada fluminense.

Au Brésil, on se sent un peu partagé entre l'envie de profiter de cette expérience et une sorte de culpabilité à être riche quand on sait que 3,5 millions d'enfants brésiliens ne sont pas scolarisés alors qu'ils devraient l'être. On va tenter de voir le quotidien des différentes sortes de brésilien : classe moyenne, classe aisée, classe défavorisée. On va essayer de connaître le Brésil, le vrai.
Il est très facile à Rio zone sud de vivre comme un expat' de base ou un brésilien de la haute et se mettre des œillères pour ne pas voir la misère : prendre tout le temps le taxi, sortir dans les endroits huppés, etc...

Voici un bref aperçu de notre nouvelle vie carioca :

 

dimanche 20 octobre 2013

WE @ Algonquin Park, Canoe Camp

Salut à tous,

On a fait un bon break de blog ces derniers temps, un peu débordés par la routine et les évènements... Mais on s'y remet, promis !

Avant de vous narrer nos péripéties brésiliennes, on va tenter de rester cohérents chronologiquement et vous présenter le dernier épisode de notre aventure canadienne. Il s'agit de finir en beauté avec le dernier week-end qu'Armo & Moi avons partagé sur le sol nord-américain. Nous sommes partis avec une bonne part des amis de Toronto à Algonquin Park pour un week-end de trois jours (Canada day). Algonquin Park? Mais siiiiii, on vous en a déjà parlé ici, un week-end d'excursions enneigées dans un parc naturel. Cette fois, c'est l'été, il fait beau, et on va camper ! Mieux, on va canoe-camper !!!

Le canoe-camp, arrivée


Il faut 4 ou 5 heures de routes pour arriver sur le lieu de départ, au bord de l'eau. On est parti le samedi matin, sans quelques difficultés liées à des histoires de permis et de location de voiture... Bwef, à 3 voitures, on arrive à la location de canoës sur les rives du lac Opeongo, parés pour un week-end de canoe-camp. Qu'est ce que le canoe-camp? Voyez la vidéo de rêve ici... Sauf qu'à notre arrivée, le temps menace, il fait gris et on essuie une grosse pluie sur notre départ. Par chance, Armo & moi avons mis nos sacs de camping dans de gros sacs poubelle, mais d'autres n'ont pas eu ce réflexe et ont terminé la soirée à étendre du linge mouillé.

Comment ça se passe? Et bien à deux ou trois par canoë, avec les sacs bien répartis pour le poids, nous explorons le grand lac calme. Ses rebords surtout, pour détecter les petits signaux qui désignent les emplacements autorisés de camping. Chaque emplacement est éloigné des autres par une distance certaine, donne droit au campement d'un nombre limité (mais outrepassé par notre bonne équipe de franchouiards tricheurs) de campeurs. Une fois l'emplacement trouvé, on s'installe, on prépare un feu, le repas, des bancs, du bois à couper... Toute une organisation. Mais c'est l'éclate.

Des moments magiques


On a vraiment passé un super moment. Armo qui se viande dans la flotte à l'arrivée d'une course de canoë, moi qui nage nu dans une eau pure, les bières clopes dans le canoë pour voir le soleil se coucher, en se posant dans le silence du milieu du lac. La nuit fut merveilleuse, sans lune, aux étoiles intenses. Les cuites nettoyées par le vent frais des nuits qui passait dans nos tentes. La beauté du paysage, l'impression d'être seul au monde. Et le foyer crépitant, centre de nos soirées ! Les saucisses grillées au feu de bois, les blagues et les histoires près du feu. Les marshmallows grillés. Les ballades en canoë n'ont pas été les plus sportives, et beaucoup font cela en vraie mode rando, avec portage, remontée du lac et des rivières. Pour nous, c'était plutôt ballade tranquillou, à deux, à plus, à écouter le doux mouvement des eaux avec la pagaie.

Ce week-end fut un moment mémorable et symbolique de notre expérience canadienne. Beaucoup de nature, de plaisirs simples, de franche camaraderie, de calme, de douceur, de découvertes. On s'est dit qu'on reviendrait vraiment ici avec nos enfants et nos labradors. L'expérience du camping ici est beaucoup plus intense qu'en France, et c'est le genre d'expérience qui te ressource, qu'on a envie de répéter régulièrement dans sa vie. Ça fait comme une boussole, ça roxe du chacal de l'espace.